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 Les Raboins de Palisse de Bazoin, d'ici, des Ardennes et d'ailleurs...

Une histoire naturelle, des végétaux, de l'ocre et un monde à part... 

Contact : les-raboins@orange.fr

 

Perdu dans ses pensées...    

       Voici les Raboins de Palisse de Bazoin. Ils sont tout d'abord conçus à partir de matériaux naturels glanés dans le Marais Poitevin, au bord de la Mer et dans une  rivière du Périgord Noir. Puis, ils sont partis en voyage et sont devenus cosmopolites. Au maximum, je prohibe les produits chimiques en fabriquant, par exemple ma peinture avec des pigments naturels, de la farine, de l'huile de lin, du savon noir et de l'eau. Chaque Raboin de Palisse est un peu inquiétant, mais leur mise en scène (ils dansent et chantent souvent) brise le premier regard et les rend sympathiques. D'ailleurs, même les plus méchants ne sont guère crédibles avec leurs faux airs de crapule. Ils ont tous quelque chose à dire, mais le spectateur se fait lui même son opinion sur leur message.

 

 

Autoportrait

  

Le même en vrai !

 

Le punaisé !

(c'est le premier Raboin parti de Bazoin)

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 Tronches de Raboins de Palisse

 

 Souffleur rabouinesque

 

 

Grand Rabouin

 

 

Mon truc en plume...

 

Personne n'y croit...

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Qu’est-ce qu’un Raboin de Palisse ?

        Dans un français un peu ancien, les termes de raboin ou rabuino et dans l’italien de rabacchio, désignent le diable…En espagnol, on trouve un rabo qui aujourd’hui se traduit par « queue ». D’éminents érudits du Web pensent que cet appendice étant précisément un attribut caractéristique de Méphistophélès et de ses sbires, il est possible que le damnateur de Faust ai reçu ce sobriquet dans certains pays.

         Francis Carco, dans « Messieurs les vrais de vrai » évoque les Rabouins (il y a maintenant un « u »), ce sont des Gitans. Mes Raboins à moi sont effectivement plus proches de « Minor swing » que de Michel Simon cuisinant un pauvre vieux professeur dans un chaudron en sifflotant du Berlioz !

        Dans le Marais Poitevin, le raboin vit dans les palisses, ces magnifiques haies de frênes que de sombres abrutis frappés d’alignement ont tellement dézingué que l’on a pu lire dans une parcelle zigouillée du Marais : « Ici, c’est le Ténéré ». Le raboin poitevin de Bazoin évoque, dans les esprits dô Marâ, un petit être malfaisant. Mes Raboins (avec une majuscule, je vous prie !) sont loin, bien loin, d’être des sagoins.

        Mes Raboins de Palisse de Bazoin sont peut-être un peu inquiétants. D’accord, mais si on les regarde bien, si on s’enlève ses propres a priori, on découvre bien vite le monde enchanté de ces nabots. Côté pile, côté face ? Ah, non ! Cela sent trop la schizophrénie ! Bien que pour Tim Burton, cela ne pose pas de problème. Les Raboins de Palisse de Bazoin n’imposent rien, ils se moquent d’avoir un grand pif pointu, ils se contrefoutent de leur dégaine avec leur fringues à deux balles. Ils sont simplement heureux.

 

 

La vigie voit l'île au trésor

 

 

Pouêt !!!

  

C'est la lutte... (les nouveaux Raboins cosmopolites partis à la manif deToulouse contre les knacks-beûrk)

 

 

 Des Raboins de Palisse champignonesques

 

Il en a beaucoup, lui, des umbos ! Un umbo ça suffit, normalement. Un numbo ?, mais non, ça c'est le nom du chat ! Merci à l'équipe de Fontenay-sur-Verge !

Un Raboin de Palisse de La Mussetière

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Contact : les-raboins@orange.fr


La Naissance d’un Raboin de Palisse

        Dans le Périgord Noir où je fais régulièrement une cure gastronomique, je tombe sur une expo d’une créatrice qui travaille le bois flotté. J’adore, je ne résiste pas, j’achète une œuvre. Après de longues années de rien, l’envie de créer m’est revenue. Rentré à Bazoin, je regarde la rivière et je vois un pied de sanve, une plante sauvage, une crucifère, une sorte de colza des Marais. Les embranchements m’évoquent des visages. Je coupe le pied, bien sec en ce mois de septembre. Je débite, les bras se feront avec les plus petits éléments. Je fais des bustes. Je les habille de feuilles de maïs de chez mon pote Léandre, un paysan qui passe au bio. 

Au pied d’un frêne, je trouve les noisettes vidées que l’écureuil me tire depuis pas mal d’années. Waow !!! Ce sont des têtes ! Il n’y a plus qu’à les remplir, mettre des grains de poivre pour les yeux et une brindille de sanve pour le tarin.

Il me restait bien un peu d’ocre jaune, mais si peu… Il m’est venu aux oreilles que dans les Ardennes, on fabriquait encore des terres colorantes, ma mère me les offre. Il faut bien dire que je suis de là haut, comme « les imbéciles heureux qui sont nés quelque part ». La fabrication des terres, c’est à Ecordal au « Moulin des Couleurs » (www.moulincouleurs.fr/). J’y trouve les petits bouquins d’une association de cinglés des ocres : « Terres et Couleurs » (www.terresetcouleurs.com/). Je fonce dans les couleurs et je barbouille tout : du peuplier, des champignons, des caisses en bois et tout ce qui mérite les ocres.

Ecordal, dans les Ardennes, Le Moulin à Couleurs

Les Raboins de Palisse de Bazoin sont naturels, ils supportent mal les machins chimiques, les solvants et autres merdes du même style. Leur naissance ne produit presque pas de déchets, la plus grande part étant réutilisée. Ils sont fragiles comme les plantes qui leur ont donné naissance, alors « faisez gaffe », si vous en croisez un au détour d’une Palisse…, parce que : « Y’ en a pas un sur cent et pourtant ils existent… ».

        Les Raboins ont des faciliteurs. Il y a Léandre, mais on en a dèjà parlé. Il y aussi Lionel, mon grand pote. C'est ensemble que nous avons défendu des principes républicains en rappelant le sens du mot "Egalité" à la population d'un village, alors qu'elle voulait sacrifier un Raboin sur l'autel de la discrimination. Lionel, c'est aussi Monsieur quivatrouverdessolutionstechniques.

 

Ulysse et la tentation des sirènes

 

 

Quand on est deux...

 

 

L'arbre généalogique, il est (comme d'autres) à La Grande Bernegoue

 

Je chante ! moins de bruit svp !J'ai un concert à Grenoble.

        Pour faire sa peinture naturelle avec des ocres, il faut aller chercher la recette dans  "Les Cahiers de Terres et Couleurs, Le petit guide illustré de la peinture à l'ocre" www.terresetcouleurs.com/  C'est une association, alors n'hésitez pas à l'aider en vous procurant ses publications, cinq euros le volume, c'est pas cher !

     

 

Triptyque rabouinesque

 

 Le Roi et la Reine

sont à La Rochelle

  

C'est si bon !!!

 

 

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On peut les voir...

 

On peut les voir à Damvix 85420 : http://restaurantdamvixlemarais.fr/

On peut aussi les voir dans l'atelier de Bazoin (85420) sur rendez-vous : les-raboins@orange.fr

 Quant au faiseur de Raboins de Palisse, on peut le croiser au Chant des Grenouilles : http://hotel-marais.voila.net/

 Des potes : http://atelier-du-petit-sauvage.artblog.fr/

Pas loin de chez les Raboins, il y a une folle du Marais, c'est une faiseuse de belles choses, allez voir la Chiffonnière des Marais : http://1chiffonniere.canalblog.com/

 

Pour savoir où les voir et où ils sont exposés :  débrouillez-vous !

 

Contact  : les-raboins@orange.fr 

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L'atelier

 

 

L'atelier du faiseur de Raboins. Un peu pas rangé non ?

 

 

La matière première :  les ocres et terres colorantes naturelles

 

 

La matière première : les noisettes

 

La matière première : la sanve (crucifère, sorte de colza sauvage) 

 

Liste non exhaustive des matériaux utilisés pour la création des Raboins de Palisse de Bazoin

    Algues ; Amadouvier ; Barbe de maïs ; Bois flotté, Chardon ; Châtaignier ; Chêne ; Cône de Cyprès et d'autres conifères ; Coton filé ou tissé ; Crabe ; Écorce, feuilles et racines d'arbres de différentes essences ; Epines et fruits de l'araucaria (arbre à singe) ; Farine ; Fève ; Frêne ; Fruits du copalme d'Amérique, du paulownia et du tulipier de Virginie ; Fusée de maïs ; Galet ; Gland de chêne pédonculé ; Laisse de haute mer, Lichen ; Mousse ; Mue de couleuvre ; Noisette ; Ocre ; Orme ; Œuf de raie ; Pavot ; Peuplier ; Pin ; Coques de pistache ; Plumes de divers oiseaux ; Poivre ; Sanve ; Sureau ; Terre colorante ; test d'oursin. 


 Voir ensemble dans la même direction

 

 

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Et pour changer : Le Raboin de Forêt
 

      Les Raboins de Palisse hantent le Marais Poitevin, on s’en doute, mais on les trouve aussi dans d’autres tanières. Dans la forêt de Mervent, ils se planquent au lieu-dit Les Cinq Jumeaux. Là, on rencontre le dieu gaulois Cernunos faisant face à un chêne bicentenaire. Le gros bout de bois est mort il y a quelques années. S. Kramp lui a donné une autre vie, peut-être plus éphémère, et sans s’en douter, il a créé un gîte à Raboins. Et oui, ces nabots végétaux n’ont pas oublié leurs racines celtiques. Dans cette clairière, ils aiment se laisser conter les mythes ancestraux et se taper une bonne binouse avec leurs potes, les pygmées du Pont du Déluge.

Cernunos aux Cinq Jumeaux

L’amitié entre ces deux petits peuples est ancienne, elle date d’un temps où ils furent confrontés à d’affreux gaillards. En l’an 480 avant notre ère, une terrible bande de Titans logée dans la funeste et sinistre Vallée de La Nesde du Diable n’en pouvait plus de vivre dans la bouillasse de leur marécage cracra (le Titan n’aime pas l’eau et il n’est pas waterproof comme les montres. Que faisaient donc ces géants un peu concons au milieu des grenouilles depuis l’époque des dinosaures ? La réponse est dans la question). La goutte d’eau de la dernière inondation ayant fait déborder le vase en mouillant leurs chaussures, ils décident d’une migration vers le Sahara. La boussole n’ayant pas encore été inventée et les nuages masquant les étoiles, ils se perdent vers Le Pot Bleu.


 

Le biotope du Raboin des Forêts

Au détour de la rivière, ils tombent nez à nez avec les natifs du coin qui se sauvent à toutes jambes. Ne flairant pas du tout le danger, mais néanmoins morts de peur, ils fortifient en une nuit la boucle de Sauvaget. Ils ne sont pas bien doués non plus en érigeant un rempart tout rasouquet en bas de la butte qu’ils occupent. De cette façon, les assaillants auront tout le loisir de leur décocher des flèches en plein dans la tronche. Il leur suffit de s’installer tranquillement sur l’autre butte, en face du fortin des diminués du caberlot et de canarder. C’est précisément ce que les Titans décident de faire. Offusqués que l’on puisse penser que la méchanceté les anime, il leur fallait occire un peu. Les forces en présence prennent position. Les lardons affutent les épées des maîtres, les fantassins martèlent leur bouclier et le petit Léon pisse dans sa culotte tellement il a la trouille. Nous sommes en juillet, le temps est lourd, les fronts suent et le reste aussi. La chaleur moitifie les corps, ça pue et les sandwichs au pâté ne sentent pas bon. Les moucherons se collent à la peau des guerriers et meurent noyés sur les poitrines dégoulinantes, les femmes n’allaitent plus que du lait en poudre et les enfants pleurent du sel. On pourrait continuer longtemps comme cela, mais tout le monde aura compris qu’il fait très chaud. Or, que se passe-t-il en juillet quand il fait très chaud et très moite ? Et bien, ça pète et ça s’appelle un orage ! Et qu’est-ce qui se passe quand il pleut beaucoup, beaucoup, beaucoup ? Les rivières gonflent, débordent, inondent. Et est-ce qu’ils aiment avoir les pieds dans l’eau les géants ? Ben, justement non ! Bref, la bataille n’a pas lieu, les Sauvageons remportent le match 1-0, par abandon. Les grands machins se carapatent vite-fait et grimpent le plus vite possible, le plus haut possible pour éviter les flots, ils arrivent au pied des falaises de Mervent, juste en face de la salle des fêtes.

En l’an 480 avant notre ère, les Raboins de Forêt ne vivent pas encore aux Cinq Jumeaux, ils crèchent sur l’éperon rocheux où ils ont construit un village qui ne cesse de s’agrandir d’années en années en raison du respect d’une antique tradition. A une époque très reculée, celle de la dernière glaciation alors que l’on croisait encore quelques mammouths et des rhinoféroces laineux, le Rabuinus Primigenius était presqu’en voie d’extinction. La raison en est simple, il faisait si froid que dans les maisons, les Rabouines et les Raboins se planquaient sous les couvertures, pyjamas de rigueur et double paire de chaussettes aux pieds. Fatalement, les zigounettes et les pilou-pilous ne servaient plus guère. Les derniers à avoir tenté l’expérience ont été retrouvés nus, amoureusement enlacés, mais surgelés comme chez Findus. Devant l’imminence du classement de leur espèce dans la catégorie « disparue », les Raboins décidèrent d’aller consulter l’oracle du Gué de la Levrette. Il fut très clair, ce qui est rare pour ce genre de personnage. Au début, il se mit tout de même à marmonner dans le meilleur des charabias gouroutesques, à brûler des herbes magiques pour se mettre en forme avant de se connecter sur internet. Au bout de quelques minutes, il déclara « bon, les grands mammifères migrent vers le Nord, les glaciers fondent, nous somme à la fin Würm, le mésolithique approche et la météo annonce un réchauffement climatique ». Le devin du Gué de la Levrette leur enjoignit cette ordre : « pour ne pas avoir respecté le déroulement naturel des choses et parce que vous avez dormi avec des chaussettes - ce qui ne fait pas frissonner le périnée1 - à pieds nus vous marcherez et pour rattraper les statistiques de l’Insee, tous les jours au gué vous viendrez et tous les jours levrette vous ferez, mon gîte est bien chauffé ». L’injonction fût si bien respectée que la population Rabouinesque décupla rapidement. Le sorcier étant parti pour chercher des allumettes pour ne jamais revenir, les Raboins allèrent promptement et quotidiennement au Gué de la Levrette, car la sanction n’était pas levée. Les conséquences ne furent pas des moindres, le village se développa beaucoup, tout les champs furent cultivés, les greniers se remplirent, tout allait bien. C’est précisément tout cela que les Titans lorgnaient d’un œil intéressé.

Le soleil promis par le sorcier

Les géants étaient là, las d’être là ou plutôt en bas, alors que là-haut, sur le plateau, c’était quand même plus beau, plus chaud et sans eau ! Fini le Sahara, ils jettent leur dévolu sur l’éperon. Les Raboins avaient bien vu cela, et en se grattant l’oreille avec leur patte de derrière, ils se demandèrent comment faire pour se défaire de cet enfer. Le problème, c’est que le Raboin n’aime pas la castagne, frapper, cogner ou fritter, cela ne fait pas partie des ses registres, alors… Alors, il fallait trouver autre chose. Marcel Raboin eut l’idée de demander conseil aux pygmées du Pont du Déluge. Ces petits bonshommes ne vivaient pas encore sous ce pont, mais on les appelait déjà comme cela, leur refuge se trouvait alors sur une petite île au milieu de la rivière. Ce sont de drôles de petits personnages, leur passe-temps favori consistant à sauter de rochers en rochers en essayant de ne pas se casser le nez. On les trouve au Rocher de l’Erablet et surtout à Pierre Blanche. En passant la Mère à gué et en suivant le Chemin de Foulet, ce caillou est à deux pas du repaire des Raboins. Outre leur manie de faire des cabrioles, ces casse-cou sont les Maîtres des Eaux de la forêt. Ce sont eux qui domptent les rivières pour faire tourner les moulins. Ils ont hérité ce savoir des castors dont ils sont les lointains descendants ; d’ailleurs à bien les regarder, leurs grandes palettes trahissent leur origine. Comme milieu liquide et Titans ne riment pas bien ensemble, le lecteur aura vite compris l’aide que les Pygmées peuvent apporter aux Raboins. Pour les cabrioleurs, il y avait là une bonne occasion de se venger des géants qui avaient terrorisé le petit Léon de Sauvaget qui n’est autre que le cousin germain du père de la femme en deuxième noces de leur boulanger. Ce lien familial était donc si fort et le pain si bon qu’il leur fallait laver l’affront (c’est que le Pygmée est un tantinet susceptible).

 

L'île des Pygmées du Pont du Déluge

          Le plan d’attaque n’est pas hourdi sournoisement en catimini par des bandits dans un gourbi assombri par la crétinerie de sombres abrutis, mais débattu à la cantonade sur la place publique. Chez les Raboins, comme chez les Pygmées, il n’y a pas de lois, il n’y a pas de chef, il n’y a pas de contrainte, il n’y a pas de limite à la liberté. Enfin presque, rappelons-nous la visite au devin… Tout le monde sait que c’est le mélange eau/Titan qui mènera à la victoire et qu’en aucun cas, il ne faudra user de violence. Pas évident. Ce coup-ci, c’est Marcel Pygmée qui eut une petite idée. « Rien n’est plus facile que de repousser les titans, seulement il faudra veiller à les attirer près de notre moulin du Pont de Perrure » dit-il. Facile, facile, bof ! Et pourquoi au Pont de Perrure, Marcel ? En ce lieu, il y a une confluence, la rivière d’un côté, un petit rû de l’autre. Les deux cours d’eau délimitent une plage triangulaire fermée par un épais rideau d’arbres nichant sur les pentes abruptes de cette vallée encaissée. Marcel est un scieur, il débite les billes de bois en planches pour les Raboins et les Pygmées qui en font coffres, tables et maisons. « Avec de forts madriers et d’épais bardeaux, il suffit de construire des barrages, de retenir l’eau et de la lâcher à volonté sur les Titans. Ce n’est pas de la violence, juste un petit rafraichissement ! »

 

Le Rocher de Pierre Blanche

En un clin d’œil, les ouvrages sont mis en place, ils font rapidement leur office, l’aval de la rivière s’assèche, le stratagème est en place. Pour attirer les Géants, comme le Petit Poucet, on dépose des victuailles de leur camp jusqu’au lieu qui devrait leur être fatidique. Cons comme des manches à balai, les grosses brutes tombent dans le panneau. On lève les batardeaux, les flots se déchainent, ils éclaboussent, mouillent et submergent la plage. La vague s’éloigne laissant derrière elle une bande de méchants trempés comme une soupe. Ça grogne, ça s’énerve et ça ne comprend pas ce qui se passe. Sous les yeux ébahis des habitants de la forêt, une alchimie magique s’opère. Les Titans rapetissent, se recroquevillent, rougissent. Ils ne ressemblent maintenant à rien de connu jusque là. L’eau les transforme. Au bout de quelques heures, on voit apparaître des sortes de trucs rouges avec des pinces qui ont une drôle façon de marcher, les écrevisses venaient d’apparaître sur terre.

 Voilà ce que les Raboins et les Pygmées se racontent au pied des Cinq Jumeaux. Ce soir là, les Raboins de Forêt avaient invité les Raboins des Villes. Ceux-là, ils étaient sur les barricades de 1871, mais c’est une autre histoire que vous découvrirez en suivant les aventures extraordinaires des Raboins de Palisse sur ce magnifique blog ! Qu’on se le dise !

 

Le matin de la bataille contre les Titans

1 Activité fortement pratiquée naguère par mon pote Lionel qui forgea cette expression pour plaire aux belles.

 

 

 Contact  : les-raboins@orange.fr

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 Ben... pour le moment, j'ai pas trop le temps d'en faire, des Raboins, mais j'ai une espèce de stock de matériaux.., va quand même falloir en faire quelques chose !!!

 

 

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